Champgarnier à travers l''histoire

De 1220 à nos jours!!!

Les terres et bois de Champs Garnier sont mentionnés dès 1220, la ferme en 1558. Dépendant de l’abbaye de Port-Royal-des-Champs, elle apparaît sur un plan en 1694. La majorité des bâtiments est construite entre 1765 et 1784 : le logis est agrandi, l’aile nord bâtie telle qu’elle se présente aujourd’hui et l’étable érigée. De nouvelles constructions apparaissent dans le prolongement du logis entre 1784 et 1819 [Cadastre Napoléonien].
Dans la seconde moitié du XIXe siècle sont bâtis la grange et la laiterie/cave. Enfin, le hangar extérieur est édifié en 1923.

Champgarnier, une histoire de famille

Mon grand-père Alphonse, issu d'une famille d'agriculteurs belge, est arrivé en France en 1920, à la recherche d'une exploitation pour s'y installer suite à son mariage. Déjà  à l'époque il produisait sur une centaine d' hectare de la viande , du lait , des œufs qu'il vendait aux alentours de la ferme, mais aussi du blé, du lin pour la fibre, de l'avoine et d'autre cultures servant à l'alimentation des animaux.

Mon père Marcel a pris la suite de l'exploitation de 160 ha en 1961. L'exploitation se mécanise et s'intensifie mais l'élevage reste présent avec un troupeau de race charolaise qui à cette époque avait le vent poupe, d'autant que ma mère venait  de l'Allier, berceau de la race. Des cochons , des œufs , des poulets ainsi que des pommes de terre sont également commercialisés sur place . La restructuration des exploitations fait disparaitre le  lin, l'exploitation étant trop loin des filatures, et le lait dont les normes d'hygiène nécessitait de plus en plus de spécialisation.

Apres avoir fait des études agricoles , muni d'un diplôme, je m'installe dans les années 1985 en société avec mes parents, suivi d'une reprise total de l'exploitation en 2000 lors du départ en retraite de ces derniers. L'exploitation se spécialise sur les grandes cultures céréalières et garde son troupeau charolais avec un effectif  minimum, et abandonne la vente de proximité . La fermeture des abattoirs du département  et la disparition de la rentabilité de l'élevage ont amené une réflexion sur le retour à une commercialisation locale de la viande.

Trois générations se sont suivies au cours de ces presque 100 ans. L'agriculture, les conditions de travail et le mode de fonctionnement a évolué mais la passion du métier est restée!

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